Il est difficile de connaître sa « valeur » sur le marché du travail. Généralement, on croit que l’on vaut ce que l’employeur veut nous payer. Mais une bonne observation du marché du travail permet de trouver des repères probants lorsque vient le temps de négocier son salaire.

Lors d’un entretien d’embauche, la question de la rémunération est cruciale. Il est difficile de négocier correctement un salaire si on n’a pas conscience de notre valeur sur le marché du travail. Votre dernier salaire est le premier repère dont vous disposez. Difficile d’accepter de travailler pour moins que votre dernier emploi. Mais cette rémunération était-elle juste?

Les entreprises syndiquées disposent d’une convention collective dans laquelle est décrite leur politique de rémunération. Celle-ci est négociée pour l’ensemble des salariés. Si votre nouvelle entreprise ne possède pas de convention, les ressources humaines doivent être en mesure de vous expliquer la politique de rémunération par rapport au marché.

Mener l’enquête

Si votre entreprise n’a ni convention, ni département des ressources humaines, l’Institut de la statistique du Québec publie chaque année un outil pour déterminer sur quelle échelle salariale vous devriez vous situer : l’Enquête sur la rémunération globale au Québec. La dernière édition donne la fourchette du revenu annuel en fonction du type d’emploi à temps plein occupé en 2015.

Les écarts peuvent parfois aller du simple au double, mais l’enquête donne déjà un aperçu du maximum qu’il serait mal vu de vouloir dépasser, et du minimum en dessous duquel il serait indécent de travailler.

Pour savoir comme vous situer à l’intérieur de cette échelle et affiner vos exigences, il vous faudra compter sur les confidences de votre réseau personnel. Combien gagnent vos connaissances dans des postes similaires?

Si vous êtes déjà en poste et que vous souhaitez négocier votre salaire à la hausse, il est instructif de passer des entretiens chez la concurrence pour voir ce qu’ils seraient prêts à vous offrir. Restez tout de même discret, votre patron risque fort de ne pas apprécier cette démarche.

Écouter le contexte

C’est la crise! L’excuse est facile, mais révélatrice : quand le marché va mal, l’argent ne circule plus aussi facilement et peine à se rendre au bout de la chaîne, à savoir les poches des employés. Un secteur en difficulté embauche moins et à moindre coût, conséquence directe de la loi de l’offre et de la demande.

Si vous cherchez du travail dans un secteur en perte de vitesse, il est bon d’avancer prudemment et de revoir vos objectifs en conséquence. Mais attention, pas question de vous vendre au rabais! Il est envisageable de négocier une réévaluation progressive du salaire suivant la reprise du marché afin de trouver un palier décent.

Enfin, n’oubliez pas que la taille de l’entreprise influe sur le niveau de rémunération. Traditionnellement, les petites entreprises payent moins. En revanche, les possibilités d’évolution sont plus rapides, car il y a moins de niveaux hiérarchiques. Vous pouvez ainsi miser sur un poste à hautes responsabilités à moyen terme, et donc une progression salariale plus importante. Car il est aussi important de savoir d’où on peut partir que jusqu’où on peut aller!

 

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