Vous pensez avoir clairement communiqué les consignes à vos collaborateurs, mais les résultats ne sont pas là ? Il s’agit peut-être d’un problème venant de vous et non pas de votre équipe. Voici comment détecter vos défauts (et les rectifier).

La première étape pour obtenir une évaluation objective de ses forces et faiblesses, c’est de « porter une attention particulière à ce qu’on fait, à ce qu’on pense, à ce qu’on ressent », conseille Pascale Landriault, coach de carrière. Celle-ci croit que pour apprendre à détecter ses propres défauts, il faut aussi être à l’écoute de la réaction des autres. Si chaque fois que l’on tente d’expliquer notre stratégie de vente à nos collègues, par exemple, ils ne comprennent pas le message, cerner son problème devient plus facile.

Pour s’améliorer, il faut savoir être honnête et critique envers soi-même. Cela peut être difficile lorsque notre confiance en soi n’est pas en béton armé, mais un exercice d’introspection aide à la bâtir, affirme Pascale Landriault. « Analyser nos expériences passées et ce qu’on en a tiré devient un outil pour bâtir sa confiance et mieux se présenter. Dans une période où l’on a moins confiance, on s’y ramène pour se redonner de l’énergie », conseille-t-elle.

S’il est plus difficile de faire cette évaluation au départ, des tests de personnalité fiables existent. Loin des tests de psycho-pop, ils mesurent plutôt les types de personnalité et la manière de réfléchir. Le test MBTI (Myers-Briggs Type Indicator), par exemple, mesure l’orientation de l’énergie (introverti ou extraverti), la méthode de recueil de l’information privilégiée (sensation ou intuition), la prise de décision (rationnelle ou sentimentale) et le mode d’action (jugement ou perception). Ce test établit 16 types de personnalités, une variété assez grande pour donner un portrait plus juste de notre situation.

Comment s’améliorer ?

Avec un portrait clair des aspects de notre travail ou de notre personnalité à améliorer, on doit aller chercher des ressources. S’il s’agit de compétences que l’on veut développer, on peut s’adresser à son patron pour obtenir de la formation supplémentaire. Démontrer que l’on veut s’améliorer prouve que l’on est investi dans notre travail. On peut également lui demander des séances de coaching, avec lui ou avec un mentor. Un coach professionnel est aussi une option, mais on devra débourser environ 200 $ par séance d’une heure.

Quant aux défauts plus personnels, on tente de se placer dans des situations où l’on peut s’exercer à les atténuer. Par exemple, si l’on se trouve timide, on se donne comme objectif d’aller à un 5 à 7 professionnel par moi, et on se fait accompagner par une personne fiable pour nous servir de bras droit. Impatient ? On se répète de compter jusqu’à 10 avant de répondre du tac au tac à un collègue exaspérant…

Les méthodes pour corriger ses défauts sont multiples, mais toutes demandent de la débrouillardise, de la persévérance et une bonne dose d’humilité. Comme le rappelle Pascale Landriault, le but n’est pas d’être parfait, mais bien de s’améliorer…

 

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