Rares sont les hommes qui pratiquent le métier d’éducateur à la petite enfance, mais ils existent ! Témoignage de Godefroy Laurendeau, directeur adjoint du CPE Biscuit de Montréal et éducateur durant 15 ans.

Instinct maternel vs. professionnel

Les préjugés établissent le sentiment qu’une femme sera naturellement attirée par ce genre de travail. « Il y a des formations qui se donnent en collaboration avec l’Association québécoise des centres de la petite enfance, et qui visent notamment à expliquer aux éducatrices professionnelles que l’attachement que l’on est censé avoir auprès des enfants n’est pas un attachement maternel, mais professionnel », dit Godefroy Laurendeau.

Travailler dans un milieu de femmes

La mixité est très souvent un avantage dans une équipe de travail, on y retrouve alors un bassin de qualités personnelles et professionnelles plus diversifié. « À la différence des femmes dans ce métier, mon côté rigolo ressortait plus, explique Godefroy Laurendeau. Avec d’autres éducateurs masculins que je connais, nous étions plus des clowns et la distance émotive était peut-être plus facile à maintenir. »

Et les parents, ils en disent quoi ?

Pour rassurer les parents, un homme travaillera rarement à la pouponnière. « Mais quand tu commences à travailler avec les 18 mois, tu vois un progrès incroyable en une année et tu tisses des liens avec les parents et les enfants, c’est super satisfaisant. Si tu es fait pour ça et que tu aimes travailler fort, c’est l’un des plus beaux métiers au monde », conclut Godefroy Laurendeau.