Le choix de carrière se fait-il trop jeune? 

par Workopolis
Publié le

Dès la fin du secondaire, les jeunes sont confrontés à des choix qui les dirigent peu à peu (mais assez rapidement!) vers leur future carrière. Mathématiques ou histoire? Sciences humaines ou sciences pures? Technique ou DEC?

Or, une récente étude de Statistiques Canada confirme ce que beaucoup soupçonnaient déjà : Pour la majorité des gens, le choix de carrière est un processus qui se poursuit généralement bien après le début de l’âge adulte. En fait, même à 25 ans, 10% des jeunes sondés n’avaient pas encore fait de choix professionnel, changeant de programmes d’études par exemple. Par ailleurs, seulement 10% d’entre eux ont gardé le même choix de carrière de l’âge de 15 ans à 25 ans.  Fait étonnant : les conclusions du sondage ne diffèrent pas pour les filles et les garçons.

Pour mener cette recherche, l’agence a questionné tous les deux ans un même groupe de jeunes issus de partout au Canada, de l’âge de 15 ans à 25 ans, afin d’analyser l’évolution de leurs parcours professionnels. Outre l’âge et le choix de carrière, l’étude a permis de constater l’importante influence des parents dans le processus décisionnel. Ainsi, les enfants issus de familles qui accordent beaucoup d’importance aux études postsecondaires seraient plus susceptibles de se fixer rapidement.

Jamais trop tard pour changer d’avis

Quoi qu’il en soit, beaucoup déplorent cette course au choix de carrière. C’est le cas de l’organisme Ontarien People for Education, qui vient de publier un rapport déplorant que les adolescents soient placés dans des situations où ils doivent faire des choix qui impactent leur futur. On parle ainsi de pouvoir choisir dès l’âge de 13 ans des cours de mathématiques, par exemple, ou encore de s’orienter vers une voie plus technique (cours appliqués).

Les conseillers d’orientation le répètent souvent : il n’est jamais trop tard pour se réorienter. Même si le cursus universitaire est bien entamé, il faut bien rebrousser chemin que se trouver dans un poste qui ne nous comble pas.

Quelques questions à se poser

  • Pourquoi ai-je choisi cette profession?
  • À quel point est-ce important pour moi d’impressionner mes parents/la société?
  • Est-ce que la réalité du marché du travail correspond à mes attentes? (À valider avec un stage ou des entrevues avec des professionnels)
  • Est-ce que mon désintérêt pour mes études peut être justifié par des raisons externes? (problèmes personnels, familiaux, etc.)
  • Y’a-t-il moyen de terminer son programme d’études, puis d’accéder un emploi qui nous plait mais qui n’y est pas nécessairement relié?

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